maman lionLa semaine dernière, alors que je m’affairais à une tâche que seules les mamans peuvent réaliser, c’est-à-dire quelque chose qui ressemble vaguement à prendre soin de toute la famille au lieu de prendre soin de moi (!), Poulette me dit tout bonnement : « Maman, tu vas être super contente de ton cadeau de fête des mères cette année. À l’école, je suis en train de t’écrire un beau poème… » Et elle ajouta avec un petit regard malicieux : « Le problème, c’est que j’ai vraiment pas d’inspiration! » Et elle éclata de rire.

Au moment d’écrire ces lignes, je n’ai toujours pas reçu mon poème, mais je sais déjà qu’il me touchera et que j’en serai très fière. Pourquoi? Tout simplement parce qu’il aura été rédigé par la personne que j’aime le plus au monde.

Physiquement, Poulette ressemble énormément à son père. Lorsqu’elle est née, les infirmières m’avaient même dit que Monsieur n’avait pas besoin de montrer son bracelet pour venir la chercher à la pouponnière tant elle était sa copie conforme! Avec les années, elle me ressemble un peu plus, surtout dans ses mimiques et sa façon de raconter les choses. Mais c’est réellement son caractère qui fait d’elle une mini-moi. Et ça… ce n’est pas tous les jours facile! Des prises de bec et des flammèches, en voulez-vous? En v’là! Au grand désespoir de Monsieur, rares sont les journées où ma fille et moi ne prenons pas le mors aux dents et, plus souvent qu’autrement, pour des niaiseries.

Malgré tous les matins où je l’étriperais volontiers parce qu’elle est (encore) en retard, malgré toutes les fois où elle me fait damner parce qu’elle se laisse (trop) trainer et malgré tous les soirs où je lui ferais avaler son souper par les oreilles parce qu’elle a (comme toujours) quelque chose à rechigner sur le contenu de son assiette, je l’aime gros comme le ciel. N’est-ce pas cela l’amour inconditionnel d’une mère?

Poulette vieillit et elle n’est plus aussi colleuse que par les années passées. Mais lorsqu’une crise d’affection soudaine lui prend et qu’elle vient se lover contre moi, j’ai l’impression de retourner 10 ans en arrière. J’éprouve alors un réel plaisir à caresser doucement son petit nez comme j’aimais tant le faire pour l’endormir. La différence aujourd’hui, c’est qu’au lieu de la faire sombrer dans un sommeil profond, ce petit moment de tendresse entre elle et moi devient rapidement un échange de grandes confidences et j’adore ça.

maman girafe

Ça me rappelle d’ailleurs les années où j’habitais encore chez mes parents. Tous les soirs je m’asseyais sur le comptoir pour faire la vaisselle avec ma mère. Elle lavait et j’essuyais. Entre deux assiettes et trois fourchettes, je lui racontais ma journée. Tous les soirs et sans le savoir, grâce à ce petit moment privilégié entre elle et moi, j’apprenais à devenir celle que je suis aujourd’hui… c’est-à-dire une maman qui est loin d’être parfaite, mais qui fait son gros possible pour réussir à être aussi bonne que celle qui l’a mise au monde!

Bonne fête des mères à toutes!

Mel xxx